Pour une mobilisation citoyenne : j’écris à mon député !

 

Lettre

URGENCE : J’écris à mon député aujourd’hui pour qu’il ait mon message avant le 11 juillet !

Pour envoyer un courrier postal à votre député :

1. Téléchargez et imprimez la lettre type en format pdf

2. Remplissez l’en-tête avec le nom de votre député. Vous ne savez pas/ plus qui est votre député, cliquez ici

3. Envoyez le courrier à l’Assemblée nationale dont l’adresse apparaît en en-tête de la lettre type.  

Pour envoyer un mail à votre député:

1. cliquez ici - si le lien ne fonctionne pas (la lettre est trop longue pour certaines configurations) cliquez ici et COPIEZ-COLLEZ le texte dans le corps de votre message

2. Si vous ne savez pas/plus qui est votre député ou que vous ne connaissez pas son adresse mail par cœur, cliquez ici 

Des outils pour argumenter :

  • Argument du responsable politique : La proposition de loi instaure une autorisation délivrée sous conditions strictes et cumulatives. « Les garde-fous existent. Les limites sont clairement posées : il n'est pas question de s'adonner à la marchandisation du vivant. »

Réponse de la Fondation : Les soi-disant « garde-fous » sont des leurres, ils sont vidés de leur substance et rendus inopérants. Déjà aujourd'hui, les conditions permettant de déroger au principe d'interdiction (la recherche doit être susceptible de permettre des progrès médicaux majeurs et ne pas pouvoir être menée par le biais d'une méthode alternative) ne sont pas respectées. Pour preuve, la Fondation Jérôme Lejeune a fait annuler en justice une autorisation de recherche sur l’embryon délivrée illégalement par l'Agence de la biomédecine. Comment alors imaginer que ces « garde-fous » seront respectés dans le cadre d'un régime d'autorisation ?

Il faut ajouter que les conditions supposées restrictives ont encore été affaiblies avec l'adoption d'amendements par le Sénat. En particulier, alors que la recherche sur l'embryon ne pouvait être menée que dans le cadre d'une recherche appliquée avec des perspectives thérapeutiques, il suffira de justifier de recherches fondamentales ce qui ouvre un champ sans limite.

Echange à retrouver dans le premier numéro du journal de la campagne

  • Argument du responsable politique : Il ne s’agit pas de réviser la loi relative à la bioéthique dans son ensemble. Ce texte ne modifie qu’une seule de ses dispositions. L’organisation d’Etats Généraux n’est donc pas nécessaire.

Réponse de la Fondation : Passer de l’interdiction à l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain constitue une modification fondamentale de la loi de bioéthique. Par ailleurs, l’article 46 de la loi de bioéthique n’exige pas que des Etats généraux aient lieu uniquement pour une révision de l’ensemble de la loi de bioéthique. En effet, « tout projet de réforme sur les problèmes éthiques (…) soulevés par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé doit être précédé d'un débat public sous forme d'états généraux. » Dès lors, cette révision de la loi de bioéthique devrait être précédée d’Etats Généraux d’ampleur nationale, conformément à la loi en vigueur.

Echange à retrouver dans le deuxième numéro du journal de la campagne

  • Argument du responsable politique : La levée de l’interdiction permettra de donner tous les moyens nécessaires à la recherche sur l’embryon humain pour « sauver des vies ».

Réponse de la Fondation : L’objectif « sauver des vies » renvoie à des perspectives d’applications thérapeutiques concrètes pour les patients, c’est-à-dire, en matière de cellules souches, à la thérapie cellulaire. Celle-ci consiste à effectuer des greffes de cellules souches saines qui peuvent avoir plusieurs actions dans la zone endommagée :

  - recoloniser les tissus endommagés par la multiplication cellulaire,
  - stimuler la croissance cellulaire (réparation des tissus),
  - provoquer d’autres effets bénéfiques comme le développement des vaisseaux sanguins pour la microcirculation.

Aujourd’hui, les cellules souches adultes, ombilicales et du liquide amniotique (voir le mémo du 3ème numéro du Journal de Campagne) sont les seules à être aujourd’hui utilisées en thérapie cellulaire. Ainsi, pour certains types de pathologies comme les lésions ou les maladies de la peau (plaies, brûlures, épidermolyse bulleuse) ou encore les maladies du sang (leucémies, hémopathies, thalassémies, anémies), les greffes de cellules souches non-embryonnaires soignent déjà les patients.

A contrario, après 20 ans de recherche dans le monde, les travaux sur l'embryon humain n'ont pas concrétisé les promesses d'applications thérapeutiques pourtant annoncées depuis des années comme imminentes et spectaculaires. Loin de l’application concrète, le stade de la recherche clinique est à peine ébauché. Seuls 3 essais cliniques ont été lancés. Le premier, initié en 2010, a déjà été arrêté. Pour les deux autres, qui concernent deux pathologies rétiniennes très proches (dystrophie maculaire de Stargardt et DMLA, dégénérescence maculaire liée à l'âge), il s’agit d’essais cliniques de niveau 1, c’est-à-dire visant à vérifier l’absence de réactions négatives. Avant de prouver l’efficacité du traitement, il y a un grand pas qui n’est pas franchi.

Quant aux cellules iPS, déjà efficaces en matière de criblage de molécules et de modélisations de pathologies (voir le mémo du 3ème numéro du Journal de Campagne), elles offrent aussi des perspectives en matière de thérapie cellulaire. Celles-ci sont d’autant plus sérieuses que le problème du rejet immunitaire (greffe) ne se pose pas avec ces cellules qui proviennent du patient lui-même. Pour le traitement de la DMLA, un essai clinique vient d’être annoncé au Japon pour 2013. Les applications prochaines concernent les lésions de la moelle épinière, la maladie de Parkinson et certaines pathologies du sang.

Dès lors, pourquoi poursuivre la recherche sur les cellules souches embryonnaires, qui n’est même pas nécessaire sur le plan scientifique ?

Echange à retrouver dans le neuvième numéro du journal de la campagne